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Zodiaque

— Zodiaque — Contrairement au Zodiaque réel, dans lequel les constellations occupent une place d'importance variable, le Zodiaque astrologique est divisé en douze parties égales, ou signes, occupant chacun trente degrés d'arc. Immuablement et par définition, l'origine du signe du Bélier se trouve à l'intersection de l'équateur céleste avec le plan de l'écliptique.

Chaque signe du Zodiaque a des attributs, des caractéristiques analogiques propres, que nous indiquons dans les articles correspondant aux différents signes. On décrit généralement, pour chaque signe du Zodiaque, un type morpho-psychologique qui lui correspondrait. Il serait absurde de dire qu'il est illégitime d'instaurer une correspondance analogique entre le cycle individuel et le cycle cosmique.

Toutefois, et c'est une notion qui s'impose de plus en plus,
le Zodiaque représente un déroulement. Il est le processus type de l'Univers. Or, il n'est pas dans la nature de l'individu de représenter un tout ni, par conséquent, le déroulement d'un tout. Au contraire, il est une facette différenciée et tous les aspects par lesquels on peut le définir, ne sont que des aspects de cette facette.

Une explication schématique fera mieux saisir notre point de vue — qui n'est pas seulement le nôtre, d'ailleurs. Le Zodiaque décrit symboliquement un cycle complet.

Avec le Bélier, il est jaillissement. C'est la pousse nouvelle qui arrive à l'existence avec toute sa force vive, son potentiel et son impétuosité.

Le Taureau fixe cette impétuosité, tout en en gardant la puissance. Il est la force organisée dans l'obstination, aussi capable de violence que de patience.

Les Gémeaux marquent l'accession à l'intuition substituée à la puissance, le mouvement judicieux à la poussée lourde et aveugle. L'organisation des forces fait place à l'organisation nerveuse.

Puis vient, avec le Cancer, le stade de la concentration fécondante, l'enrichissement par le monde extérieur.

Cette gésine silencieuse est suivie de la moisson et de son éclat, symbolisés par le Lion, etc...

Tout ce processus est donc représentatif dans le Zodiaque par ses
étapes, ou plus exactement (car le mouvement est continu), par ses stades caractéristiques. S'il fallait faire correspondre les signes du Zodiaque à quelque chose, ce serait plutôt aux âges de l'homme, aux stades de sa vie.

Il est à remarquer d'ailleurs que les types morpho-psychologiques qu'on fait correspondre aux signes du Zodiaque décrivent bien plutôt les types planétaires correspondants. Il faut faire, peut-être, une exception heureuse pour les vues très profondes et très synthétiques de M. Alexandre Ruperti
(Cours d'Astrologie ).

Toutefois, le génie analogique peut résoudre la difficulté sans qu'il soit superflu de signaler qu'il y a là une difficulté. Globalement, retenons qu'un processus planétaire définit un
comportement, et un processus zodiacal, un stade défini par ses rapports internes.

Des personnes nées sous tel ou tel signe du Zodiaque,
il n'y a rien à dire. Si cette fable, créée par les bateleurs de foire, avait quelque fondement, il est bien certain que la typologie scientifique aurait retrouvé une sériation aussi facile. Il est évident aussi que si le signe sous lequel on est né avait une telle importance, les astrologues regarderaient en premier lieu cette indication dans un thème et en tireraient des conclusions. On ne peut que mépriser, quel que soit le point de vue qu'on ait sur l'astrologie, ces horoscopes mensuels qui ne veulent rien dire — sauf, peut-être, en astrologie mondiale, bien entendu.

Il est même étonnant que l'absurdité de telles sornettes n'ait pas sauté aux yeux de certains bons astrologues alors que le moindre pédicure sait que ses clients ne sont pas spécialement nés en février. En vertu de ces considérations (qui sont développées à l'article Paranatellons et pour éviter toute équivoque, nous avons décrit les signes zodiacaux par leurs correspondances analogiques et brièvement. Cela a le défaut de ne pas faire ressortir la continuité du processus zodiacal — mais la formule distributive d'un dictionnaire, de toute façon, ne s'y prête guère.



 

 

 

 

 

 

 

 

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