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Triangle

— Triangle —Cette figure symbolise :
1°) Le ternaire en tant que stade.
2°) Le ternaire en tant que structure. Il procède de la symbolique générale du nombre
trois (voir ce mot) et sert de support schématique à toutes sortes de triades (voir ce mot).

1°) En tant que stade, le ternaire représente, dans l'histoire de la pensée humaine, la phase qui succède à la simple notion binaire de l'attaque et de la défense, etc. Il y ajoute la notion de temps et correspond donc à la découverte de la fatalité. Dieu le Père, qui représente ce stade, est figuré classiquement comme un triangle isocèle proche de l'équilatéralité.
L'œil qui se trouve quelquefois au centre de cette figure y précise le sens d'éveil de la conscience aux responsabilités inhérentes à la notion de temps. Participe aussi de cette notion saturnienne le caractère symétrique (isocèle) de ce triangle.
Que par surcroît, le triangle « équilatéral surbaissé » traduise la
solidité, qu'il diffère de « équilatéral vrai » comme la notion humaine de Dieu diffère de Dieu... etc., on peut toujours le dire, mais cela procède de considérations extérieures au symbolisme du triangle (voir aussi au mot Sceau de Salomon).

2°) En tant qu'idéogramme du ternaire, le triangle a tous les sens qu'on veut bien lui donner dans les limites de la liste des triades : la divinité, la dialectique, etc. On lui donne alors la forme équilatérale s'il figure une notion absolue, isocèle s'il figure le sens statique d'une notion, scalène s'il figure un sens dynamique, rectangle s'il s'y ajoute l'idée d'harmonie immanente, etc... Bien entendu, les trois termes qui vont correspondre aux sommets ont entre eux des rapports sextuples (A-B, B-A, A-C, C-A, B-C, C-B), ce qui permet aux « ésotéristes littéraires » de noircir beaucoup de papier sous prétexte d'explicitations d'un idéogramme quelconque.

Ce qu'il faut dire, c'est que le triangle ne procède que de l'unité (l'unité, son antithèse, la synthèse, qui est elle-même une unité). En d'autres termes, alors que le carré procède du deux et mène au cinq ou au cube, le triangle procède de un et mène à un, ce qui lui donne, dans l'ensemble de la symbolique, une place très particulière.


 

 

 

 

 

 

 

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