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Étymologie

— Étymologie — Bien que ce terme ait fini par désigner plus particulièrement l'origine d'un mot, l'étymologie est, comme son nom l'indique, une science. Elle est d'un grand secours pour toutes les recherches d'occultisme, en ce qu'elle permet de remonter au sens profond des mots, au sens commun des dérivations diverses. A ce titre, elle est l'outil de la recherche analogique.

L'étymologie comparée, notamment, montre que les idées les plus centrales ont des racines communes et que ces racines sont aussi primordiales que le fait humain. On remonte volontiers à l'étymologie d'une notion en cas d'embarras, car les dictionnaires l'indiquent. Mais souvent la question se pose pour les noms propres, surtout lorsqu'on s'occupe de mythologie et de symbolisme, ou d'Onomancie.

En Onomancie, il est important de savoir d'où peut provenir un nom, avant de se livrer à son interprétation — pour des raisons développées ailleurs (voir Onomancie). A titre indicatif, rappelons que les noms propres ont cinq origines courantes :

1°) Des qualités physiques (Lecourt, Leborgne, Bègue, Petit, Klein, Gross, Schwartz, Whiteman).

2°) Des qualités morales (Gaillard, Ledoux, Sweet, Ernst, Prudhomme).

3°) Des lieux d'origine (Flamand, Lenormand, Germain, Frenchman, DuDupré).

4°) Des métiers (Berger, Scribe, Leverrier, Muller, Becker, Geiger).

5°) Des règnes naturels, à titre de surnoms (Lechat, Dauphin, Merle. Bird, Sperling, Goujon, Papillon, Butterfly).

Pour retrouver l'origine, il faut en outre connaître l'existence des phénomènes d'assimilation, en vertu desquels un mot inconnu est ramené à un mot connu (Sauer Kraut, chou aigre, est devenu choucroûte par assimilation avec croûte. La rue de Jeus neus, c'est-à-dire des jeux neufs, est devenue la rue des Jeûneurs, etc...).

Il faut connaître la double filiation que représentent les doublets (mots d'origine populaire et mot de formation savante à partir d'un même mot origine — latin dans le cas du français). Il faut connaître aussi les lois propres à la formation des noms théophores (chez les Hébreux, par exemple, où de multiples noms renferment au début ou à la fin, un des noms de Ihwh) ; les lois de l'apocope (Samuel devient Sain, Thomas, Tom), de l'aphérèse (Denisard devient Nisard, Richardin deChardin, etc...) ; les lois de composition des noms germaniques — et les lois très générales de la linguistique (rotacisme, etc...).

Bref, il faut apprendre l'histoire des noms et les lois de cette histoire. Mais alors, on voit surgir, d'un mot usé par l'habitude, le sens symbolique profond. Cette étude est une source de joies profondes pour l'occultiste, car à partir des noms de la mythologie comme des notions courantes, il voit se reconstruire l'ordre profond de l'univers de l'homme.

 

 

 

 

 

 

 

 

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