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Croix et de la Rose

 (Esotérisme de la)

Croix et de la rose

Symbole ésotérique de la Croix et de la Rose

 

La croix, avant de devenir le signe extérieur du christianisme, le bois de supplice sur lequel Jésus-Christ a été crucifié, a été aussi un motif décoratif que l'on trouve tant sur des monuments d'Asie, d'Amérique, que sur des monnaies archaïques. La rose, emblème des mystiques de la pureté et de l'amour, a été chantée par les troubadours, dans le Roman à la rose.

Elle est grâce, fraîcheur, beauté. Cette fleur qui “ne vit que l'espace d'un matin” renaît comme une goutte de sang ; elle reste discrète, secrète, même dans sa manifestation de la vie. Le sceau de Martin Luther porte une croix et quatre roses.

Le tombeau de la Chrétienne, monument près d'Alger, associe déjà la rose et la croix, en apportant le message du soufisme. La Vierge du portail de Notre-Dame de Paris tient dans sa main droite une croix dont le centre s'orne d'une rose. Ainsi on associe à la croix mort ou souffrances, la vie ou l'amour ; la rose éphémère s'oppose à la croix éternelle.

Cette dualité fait entrevoir que la beauté devient éternelle, que la souffrance se mue en beauté et en amour ; l'éphémère et l'immortel se confondent.

Dans sa nouvelle l'Annonciateur, Villiers de L'Isle-Adam écrit :

“Le talisman de la croix stellaire est pénétré d'une énergie capable de maîtriser la violence des éléments. Dilué, des myriades sur la Terre, ce signe, en son poids spirituel, exprime et consacre la valeur des hommes, la science prophétique des nombres, la majesté des couronnes, la beauté des douleurs.

» Il est l'emblème de l'autorité dont l'Esprit revêt secrètement un être ou une chose. Il détermine, il rachète, il précipite à genoux, il éclaire !... Les profanateurs même fléchissent devant lui ; qui lui résiste est son esclave. Qui le méconnaît étourdiment souffre à jamais de ce dédain. Partout il se dresse, ignoré des enfants du siècle, mais inévitable.

» La croix est la forme de l'homme lorsqu'il étend les bras vers son désir ou se résigne à son destin. Elle est le symbole même de l'Amour, sans qui tout acte demeure stérile. Car à l'exaltation du cœur se vérifie toute nature prédestinée.
Lorsque le front seul contient toute l'existence d'un homme, cet homme n'est éclairé qu'au-dessus de sa tête. Alors, son ombre jalouse, renversée toute droite au-dessous de lui, l'attire par les pieds pour l'entraîner dans l'Invisible. En sorte que l'abaissement de ses passions n'est, strictement, que le revers de la hauteur glacée de son esprit.”


 

Sources :
Histoire des Personnages Mystérieux & Des Sociétés Secrètes - Sous la direction de Louis Pauwels
Dictionnaire des Sociétés Secrètes en Occident - Sous la direction de Pierre Mariel
Dictionnaire pratique des Sciences Occultes – Marianne Verneuil

 

 

 

 

 

 

 

 

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