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Chevalier Blanc (Le)

Les Centuries de Nostradamus prédisent, pour la Fin des temps, l'avènement d'un Grand Monarque et la consécration d'un Grand Pontife qui incarneront le pouvoir temporel et l'autorité spirituelle.

D'autres prophéties ont repris le même thème, dont celle du berger de La Saiette.

Or, en octobre 1943, s'est manifesté, d'abord à Montmeyran, dans la Drôme, puis dans un grand nombre de paroisses de l'est et du sud de la France, un personnage énigmatique, qui prêchait avec une éloquence passionnée en prophétisant qu'il était le Grand Monarque annoncé par les Prophéties et qu'il régénérerait la France, puis la chrétienté.

Il avait plusieurs titres, dont Prince Blanc, Roi Blanc et Chevalier Blanc. Par dévotion pour saint Michel, archange protecteur de la France, il se faisait aussi appeler Léon Michel.

Pour l'état civil, il était Léon Millet ; sa famille était originaire de Belfort, mais s'était fixée à Oullins (Rhône) puis à Lourdes.

Le Chevalier Blanc était accompagné d'un père capucin qui laissait entendre qu'il était le Grand Pontife, et se faisait appeler Clément XV.

Le Chevalier Blanc groupa rapidement autour de lui un grand nombre de fidèles, qui s'intitulèrent les Apôtres de la dernière heure. Comme leur chef, ils revêtaient un uniforme semblable à celui des templiers.

Voici ce que nous apprend M. Alain Galbrun, dans le Courrier des chercheurs et des curieux, supplément du Miroir de l'histoire :

“Un grand nombre de personnes vinrent s'enrôler sous sa bannière, jurant de ne retourner dans leurs familles que lorsqu'il serait établi sur le trône de France, puis de la chrétienté...
Le prétendant affirmait avoir reçu à Lourdes la révélation de sa mission ainsi que l'ordre de se rendre de couvent en couvent, afin d'y découvrir un étendard destiné à être remis au Sauveur de la France ;

il se faisait accompagner d'un capucin, le père Colin... L'Église intervint pour mettre bon ordre à cette exaltation collective. Certains de ses partisans rentrèrent chez eux... Le Petit Roi disparut puis réapparut, pour disparaître à nouveau.”

On a dit, sans preuve, mais avec beaucoup de vraisemblance, que le Chevalier Blanc avait été inquiété, ou même incarcéré par la Gestapo ou par la police du gouvernement de Vichy.

Il aurait miraculeusement échappé à ses persécuteurs, mais vivrait dans la clandestinité ; il aurait actuellement soixante-dix ans environ.


Ses partisans restent nombreux et convaincus, à Paris, Lyon, Toulouse, les Pyrénées. Parmi eux, plusieurs ecclésiastiques, séculiers ou réguliers, rattachés plus ou moins directement aux mouvements intégristes cryptiques.

Ouvrage cité ; ouvrages à consulter :

Galbrun (A.) : le Courrier des chercheurs et des curieux (supplément au Miroir de l'histoire).

Gadoffre (G.) : les Ordalies (Paris, le Seuil, 1946).

Warren (R. de) : les Prétendants au trône de France (chez l'auteur, 1947).

Chevalier Blanc


Sources :
Histoire des Personnages Mystérieux & Des Sociétés Secrètes - Sous la direction de Louis Pauwels
Dictionnaire des Sociétés Secrètes en Occident - Sous la direction de Pierre Mariel
Dictionnaire pratique des Sciences Occultes – Marianne Verneuil

 

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