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Aspects   

- En Géomancie (voir ce mot), on considère les aspects formés par la position relative de deux maisons du thème. Ces principaux aspects sont les suivants :

1°) L'aspect de
compagnie, soit la contiguïté (Ex : la Maison III et la Maison IV sont en aspect de compagnie).

2°)
L'opposition définie par une différence de six maisons (Ex. : la Maison Il et la Maison VIII sont en aspect d'opposition).

3°)
L'aspect trigone (ou Regard Trine), défini par un intervalle de quatre Maisons (Ex. : les Maisons I, V, IX, sont en trigone).

4°)
L'aspect quadrat (ou Regard quadratin) défini par un intervalle de deux maisons (Ex. : les Maisons I et IV sont en aspect quadrat). 5°) L'aspect sextile, qui relie deux maisons séparées par une maison intermédiaire (Ex. : les Maisons I et III sont en sextile).

L'aspect de compagnie traduit une influence de la figure occupant la maison suivante sur la figure occupant la maison considérée (il n'y a pas de réciprocité, contrairement à ce qui se passe pour les autres aspects). Pour l'opposition, le trigone, le quadrat et le sextile, on peut considérer que les règles d'interprétation sont les mêmes qu'en astrologie.

- En Astrologie, on dit que les planètes sont en tel ou tel aspect selon l'arc qui les sépare sur le Zodiaque (pour les idéogrammes figurant les aspects, voir l'article ASTROLOGIE - IDEOGRAMMES). Deux planètes qui se trouvent au même degré du Zodiaque sont dites en conjonction. Lorsqu’au contraire, elles se trouvent à l'opposé l'une de l'autre (l'arc qui les sépare étant alors de 180°), elles sont dites en opposition.

Synoptiquement, on appelle Conjonction, Dodectil, Decil, Semi-Carré, Sextil, Quintil, Carré, Trigone Sesqui-Carré, Bi-Quintil, Quinconce,

Opposition, les aspects caractérisés respectivement par une distance de 0°, 30°, 36°, 45°, 60°, 72°, 90°, 120°, 135°, 144°, 150°, 180°.

En outre, on dit que deux astres sont en aspect
parallèle lorsque leur déclinaison Nord ou Sud est la même ; qu'il y a antices lorsque deux planètes sont à la même distance de l'axe des solstices — et contre-antices lorsque deux planètes sont à la même distance de la ligne des équinoxes.

Il est de tradition de ne pas exiger que les aspects soient réalisés au degré près. Selon les planètes et les aspects, on tolère un écart, dit orbe, variant de trois à dix degrés — ou même à vingt degrés lorsque, avec certains auteurs, on combine les orbes propres des planètes considérées. En un mot et grâce à cette élasticité, il n'y a pas de planètes qui n'aient entre elles un aspect quelconque. La multiplicité des aspects est encore compliquée du fait qu'ils ont une valeur différente selon qu'on les considère dans le sens direct (aspects gauches) ou le sens rétrograde (aspects droits).

Quant à l'interprétation des aspects dans le thème, il faut, à notre sens, voir les choses plus largement que ne le font la tradition et la nomenclature ci-dessus. Il y a certainement, lorsque deux planètes se déplacent l'une par rapport à l'autre, des moments plus caractéristiques que d'autres. Dans la mesure où l'analogie est le fil conducteur de l'interprétation, il est bien certain que la conjonction et l'opposition ont des sens opposés.

Mais on conçoit difficilement que le trigone soit « bénéfique » et le sesqui-carré « maléfique » à 15° de là ; ou encore que le bi-quintil et le quinconce, différant par 6° d'arc — c'est-à-dire moins que l'orbe ou taux d'approximation toléré — aient des significations différentes. Il y a là beaucoup de gratuité et c'est à la lumière du bon sens qu'il faut réviser quelques-unes des notions ajoutées l'une après l'autre au patrimoine astrologique.

En premier lieu et la première précision à apporter dans la théorie des aspects, est que lorsque deux planètes conjointes parcourent leur cycle à des vitesses différentes, elles ont entre elles des distances angulaires de plus en plus grandes, que « l'influence » de leur position relative passe par des minima et des maxima, que certains angles mesurant les maxima et les minima d'influence sont
des points de repère ; mais que la courbe de « l'influence» est continue et ne peut être que continue, qu'il y a donc lieu de réviser la notion d'aspects, en éliminant tout ce que les astrologues « hyper scientifiques » ont artificiellement ajouté aux données traditionnelles.

Il est par exemple plus conforme à l'esprit et à l'analogie des choses de comparer les planètes à des pôles. Entre le moment où ces pôles sont en coïncidence et celui où ils s'opposent, on peut supposer des combinaisons polaires variées, mais selon des variations insensibles lorsqu'on va de l'une à l'autre.

En deuxième lieu, il faut absolument se débarrasser de la notion
d'aspect bénéfique ou maléfique.

Toute la recherche astrologique est infestée de ce point de vue bassement égocentrique et faux. Il n'y a pas d'aspects maléfiques : il y a des résultantes selon des modes variés et ces résultantes sont favorables ou non, de tel ou tel point de vue pour tel ou tel but. Il est regrettable que les seuls astrologues assez objectifs pour considérer les choses de cette façon soient tantôt des scientifiques au mauvais sens du mot, tantôt des esprits éclairés qui ont la faiblesse d'employer tout de même ces notions.

Il n'y a pas de bons aspects et de mauvais aspects
. Il y a seulement des aspects dans lesquels deux planètes combinent leur sens de manière à donner ceci ou cela. Et c'est si vrai que les recherches statistiques contredisent formellement qu'un aspect ait une influence mauvaise ou bonne.
Un carré, par exemple, traduit un mode d'articulation comportant des inhibitions, des oppositions, des forces de sublimation, etc... Il en résulte qu'en certain cas, il signifie freinage, en certains autres, passage et épanouissement sur un autre plan, en certains autres complexe inhibiteur ou complexe puissamment créateur.

En un mot, la théorie des aspects, telle qu'on la trouve généralement dans les livres, est à la fois artificiellement compliquée et confuse, et conçue à l'étage des horoscopes de bateleurs de foire. Des progrès ont été opérés ces dernières années, en même temps que des confusions nouvelles sont apparues, nées de bonnes volontés. Nous ne pouvons malheureusement pas présenter ici une synthèse de la question.


 

 

 

 

 

 

 

 

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