CeodeoHeader02PlantagItal3

 

Agarttha

Argarttha
Personnages de l'Agarttha selon une vision picturale de P.Ackerman (1969, Musée Galliera)

Il existe de ce mot diverses orthographes, mais sa prononciation reste la même. Traduction d'un terme du bouddhisme mahayânâ, il désigne le royaume souterrain situé au centre de la Terre (au Tibet ?) où régnerait le Roi du Monde. Selon les auteurs, il est ou réel ou symbolique. Il a été signalé en Europe, pour la première fois, par Saint-Yves d'Alveydre, dans sa Mission de l'Inde.
L'explorateur polonais Ferdinand Ossendowski prétend avoir été vers 1922, en présence d'envoyés du Roi du Monde, en Mongolie.

L'ouvrage le plus clair que l'on puisse lire sur ce sujet, est sans doute le Roi du Monde, écrit par René Guénon en 1926 (réédition Gallimard).

En fin de compte, plutôt que le centre de la Terre, l'Agarttha se présente comme le centre du Monde. Ce qui est différent. En effet, le monde n'est pas une limitation géographique. Il répond à une réalité universelle. Ainsi, l'Argarttha devient une représentation universelle, voire la Ville Sainte universelle. De récents travaux ont pu prouver que l'Agarttha des steppes n'était qu'une forme d'une tradition beau- coup plus vaste. De fait, il semble bien que le symbolisme hyperboréen de la ville de Thulé et celui de Luz (la Ville bleue) chez les Hébreux soient encore deux images de la même nostalgie : celle de la grande cité inaccessible, où les hommes vivaient en amitié avec les dieux.

Selon Saint-Yves d'Alveydre, le roi-pontife de l'actuel Argarttha est le représentant de l'antique dynastie solaire qui résidait à Ayodhyâ, et les ramifications de son royaume s'étendraient sous les cinq continents.

Certains membres de la Société théosophique (et les rose-croix de Harlem) font souvent allusion au pays de Shamballah, qui semble bien être une autre dénomination de l'Agarttha.

On a soutenu, aussi, que Melchisédech était l'envoyé de l'Agarttha. (Gen., XIV, 18, et lléb., V, VI et VII). Souvenons-nous que les prêtres catholiques et orthodoxes sont ainsi qualifiés :

“Tu es sacerdos in aeternum, secundum ordinem Melchissedech.”

Ouvrages à consulter :

Ossendowski (F.) : Bêtes, hommes et dieux (Paris, Plon, 1925). Guénon (R.) : le Roi du Monde (Paris, Gallimard, 1926). Saint-Yves d'Alveydre : Mission de l'Inde (Rééd. Dorbon-Ainé, 1926).

 

Sources :
Histoire des Personnages Mystérieux & Des Sociétés Secrètes - Sous la direction de Louis Pauwels
Dictionnaire des Sociétés Secrètes en Occident - Sous la direction de Pierre Mariel
Dictionnaire pratique des Sciences Occultes – Marianne Verneuil

 ↑ Haut de page